Parades

bois, cuillères, canevas, coton
150x35x10cm, 2016

Parades comprend dans sa polysémie, des comportements et des sens qui nous sembleraient inconciliables.
Il est question ici de parades multiples et simultanées.
On peut imaginer la danse comme une ruse, l’attaque comme une arme de séduction. Certains animaux usent parfois de tactiques proches, qu’il faille survivre ou charmer.
J’ai pensé aux personnages costumés des carnavals traditionnels, qui dans la déambulation manient la fascination et l’effroi pour conjurer et distraire.
L’habit pare, ornerait son porteur et le rendrait aussi fatalement sonore, indiscret aux lieux qu’il traverse.
Parades est une sculpture immobile, composée de cuillères glanées, dérobées à l’usage domestique, plus tard aplaties et équeutées. Cette camelote tape-à-l’oeil fait étalage mais reste un subterfuge, un leurre. Une protection bricolée
dans le vacarme.

 

Vues de l’exposition personnelle Aires, galerie Sainte Catherine, Rodez, 2016 et Jardins Synthétiques, Musée Saint Raymond, Toulouse, 2016